
France - Italie: Tour du mont Viso
Une courte mais intense sortie autour du mont Viso.
Pour inaugurer mes premiers mini treks solo, et comme petite mise en jambes avant le Népal.
Ayant projeté de retourner dans le Queyras, j’ai découvert à proximité le tour du mont Viso. Il s’agit d’un petit trek qui peut s’organiser sur 4 jours. Comptant sur des hébergement dans les refuges italiens, j’ai fini par réaliser ce mini trek en 2 jours de bivouac et 3 jours de refuge, en restant uniquement sur le tour du mont Viso et sans prolonger dans le Queyras.
Réalisation du trek : 5 jours de marche
Ce fut une expérience riche en sensations, alternant en permanence l’émerveillement et la notion d’effort, voir de doute face à quelques petits passages un peu raides.
J’ai été surprise de découvrir des refuges pleins à craquer (j’ai failli ne pas avoir de place pour la réservation du dernier refuge, décidée au dernier moment). On y rencontre des randonneurs de tous âges, de forme physique parfois moyenne, des novices sur des chemins de montagne, et des alpinistes revenant de, ou prévoyant, l'ascension du Viso.
Il y avait également quelque bivouaqueurs, avec cette particularité : interdiction de bivouaquer à moins de 500 m du refuge en France, et bivouac à proximité immédiate des refuges italiens. Voulant voyager léger, j’avais un équipement suffisant pour camper à moins de 2000 m, sur un terrain acceptant les piquets. Près des refuges, nous sommes sur de la pierre, et à plus de 2400 m, donc, il faut une tente auto-portante, et un équipement à plus forte valeur thermique, d’où mes réservations. Et, tant qu’à voyager léger et confortable, j’ai pris les demi-pension (moins de nourriture à emporter, et théoriquement plus de confort).
Le mont Viso est réputé pour offrir une escalade facile, bien balisée, pour tout randonneur bien entrainé à la haute montagne, comportant néanmoins quelques passages un peu vertigineux, et des risque de chutes de pierre, quand ce ne sont pas les nuages qui s’enroulent et s’accrochent au sommet. L'ascension se fait en 5 à 6h, avec un départ vers 5h du matin, et la descente se fait en 3 à 4h.
Mon parcours a été un peu perturbé par des chutes de pierres, mais cet incident m’a permis aussi de m’engager sur un trajet alternatif que peu de gens connaissent (lorsque j’ai ai parlé à quelques habitués du site), et qui a enrichi mon périple déjà bien complet.
Par contre, j’ai pu apprécier la richesse et la précision du balisage italien, tant concernant des petits sentiers alternatifs que les grandes voies « officielles ».




