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De Ristolas au Petit Belvédère du Viso (bivouac)

Jour 01


Je commence ce trek par une minuscule journée de marche. Je dors habituellement bien dans les trains de nuit, mais j'avais prévu un peu de marge au cas où la navette de Guillestre à Ristolas aurait un souci et que je doive donc démarrer l'après-midi.

Je m'engage donc sur une portion du GR 58, le long du Guil, et, arrivée au niveau du torrent de Bouchouse, je découvre un pont écroulé, raviné par des descentes de boue. On a posé un petit tronc d'arbre en travers du ruisseau, qui s'écoule avec une certaine force.

Soit je fais marche arrière pour traverser le Guil, soit je passe, en faisant confiance au petit tronc pour me retenir au cas où. Je franchis donc le ruisseau, avec mes chaussures pour assurer mes pas sur les pierres, et en me soutenant avec mes bâtons.

Je suis étonnée de la force que peut avoir ce petit ruisseau d'à peine 5 à 10 cm de profondeur.

Il ne me reste plus, ensuite, qu'à continuer avec chaussures et chaussettes mouillées. Heureusement, le soleil réchauffe mes pieds trempés.

Comme il fait beau, que nous sommes en week-end, de nombreux randonneurs sont venus se garer au niveau du parking de la Pierre Écroulée, dernier parking sur le chemin du Viso.

J'arrive à mon spot à la mi-journée, face au Viso.

Depuis le nord, le mont Viso apparaît sous la forme de 2 sommets, le Monte Viso proprement dit, déchiqueté à son sommet, et le Viso du Vallanta, avec sa forme arrondie en plateau oblique, les 2 sommets étant séparés par un petit couloir où subsite un petit névé.


Avant de me poser, je pousse un peu plus loin pour voir s'il y aurait un autre endroit sympa. La proximité du Guil est effectivement agréable, mais il m'est impossible de poser ma tente dans des rochers, et, surtout, je ne vois plus le Viso. Je retourne donc m'installer à l'endroit que j'avais repéré.

Je m'installe sur des pierres que je partage avec des fourmis, heureusement non agressives, et mets mes chaussures et chaussettes à sécher au soleil.

Il ne me reste plus qu'à attendre la fin de journée pour monter ma tente, et à regarder passer les touristes, en compatissant pour ceux qui étaient venus jusque là pour admirer le Viso.

En effet, dès 13h les nuages arrivent, s'enroulent et s'accrochent autour du Viso. Celui-ci ne sera à nouveau dégagé qu'à partir de 18h30, mais les touristes ne seront plus là.

Après avoir monté ma tente et dîné mon plat lyophilisé, j'attends le soleil couchant. Mais il est caché derrière les reliefs et ne vient pas colorer le Viso comme je l'espérais.

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