top of page
Du rifugio Granero au camping de La Monta (camping)

Jour 05


La nuit portant conseil, entre 2 ronflements de mon voisin de lit (la prochaine fois, si je dois redormir en dortoir, je prends des bouchons d'oreille!), je me dis que, finalement, je vais y aller à ce fameux tunnel de la Traversette. J'ai juste un col à franchir pour le rejoindre, et ensuite, le sentier suit la montagne pour nous mener au tunnel.

Il s'agit d'un monument historique, et d'une prouesse technique. Perché à 2912 m d'altitude, long de 75 m, il a été percé à la barre à mine en 1480! C'était pour éviter les derniers mètres sur la barre rocheuse du col, en provenance d'Italie, et donc faciliter les échanges commerciaux entre la France et l'Italie. Plusieurs fois écroulé, il est maintenant consolidé, et se traverse au terme d'une belle randonnée de grimpette.

Je m'engage donc gaillardement vers mon "petit" col, le passo Seillierino, sur une pente pouvant atteindre 40%. Là encore, mes mains sont mises à contribution.

Au loin, le mont Blanc et le massif des Ecrins se dévoilent, ainsi que les Aiguilles d'Arve.


Au col, étant passée du côté français, je perds un peu les traces, effacées en grande partie. Du côté italien, tout, mais vraiment tout, est signalé (même les refuges non gardés et spots de bivouac), puis je rejoins la descente pour rattraper le sentier qui mène à la Traversette. Malheureusement, je rate l'embranchement, le panneau est situé trop à gauche, et je suis passée à côté sans le voir.

Et je descends, je descends, je vois bien que la carte m'indiquait un sentier plus haut, mais, sans fléchage, dans un pierrier, je n'avais pas voulu m'engager.

Je finis par rencontrer des randonneurs qui montent au tunnel, et m'indiquent ce fameux panneau, situé quelques 300 mètres plus haut. Je pose mon sac derrière des rochers, et remonte, toute légère, vers le tunnel.

Au total, j'aurai parcouru 5 kilomètres en 5 heures! Même au Népal je ne progresse pas aussi lentement.

En ayant choisi d'aller voir le tunnel, j'avais également pris la décision de ne pas repartir vers le Queyras, estimant avoir effectué un beau petit trek, et voulant garder intactes toutes les sensations.

Je redescends donc dans la vallée du Guil, et rejoins le camping de La Monta où j'avais déjà campé en 2023.


Le lendemain, à 9h30, j'attrape la navette à Ristolas, et m'embarque pour 9 heures de voyage pour rejoindre Paris.

Mes jambes me remercient d'avoir écourté le voyage.

Treks en liberté

© 2024 par Treks en liberté

Mentions légales

bottom of page