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Lalouvesc 01/05/2026

Jour 54b

Visite dans le musée dédié à Saint-Jean-François-Régis.


Outre différentes représentations statuaires, on y trouve des tableaux sculptés par un artiste local, Georges Serraz, représentant de façon vivante et sympathique la vie et l'œuvre de Saint-Régis, au cœur des paysages du Vivarais et de l'Ardèche, entouré des paroissiens et paysans qui venaient l'écouter prêcher.

Formé chez les jésuites, profondément inspiré par sa foi, il évangélisait les populations locales, principalement en hiver, lorsque les travaux des champs étaient finis.

Il faisait également le catéchisme aux enfants des villages qu'il traversait.

Il est réputé avoir sauvé de la peste le village de Montfaucon. Lors de son passage dans ce village ravagé par la maladie, il a béni et assisté les villageois atteints. Son intercession et ses prières auraient aidé le village à se débarrasser du fléau.

Outre son action auprès des pauvres, au Puy-en-Velay notamment, par la création d'une sorte de soupe populaire, et d'un refuge pour les femmes prostituées repenties, il est devenu le saint patron des dentellières, pour avoir obtenu, en 1640, du parlement de Toulouse, l'abrogation de l'interdit de port de dentelle. En 1639-1640, un édit royal interdit le port de dentelle sur les vêtements pour éviter le luxe excessif, et menaçait donc directement l'économie locale des dentellières.

Durant l'hiver 1640, il parcourt à pieds les 70 km qui le séparent de Lalouvesc, et tombe malade dans le froid. Durant ses 3 derniers jours de vie à Lalouvesc, il a continué à évangéliser, bénir, soutenir la population locale, dans l'église non chauffée, ou à donner le catéchisme aux enfants, dehors, dans le froid.

Il est représenté sur son lit de mort, hallucinant le Christ et la Vierge Marie venus le chercher. Il est décédé le 31 décembre 1640.

Les habitants ont continué à vouer une dévotion intense à ce saint (béatifié en 1716 à Fontcouverte, sa ville de naissance, canonisé en 1737 par le pape Clément XII). Il ont recueilli sa dépouille et l'ont cachée dans les sous-sols pendant la Révolution. Plusieurs châsses, en bois puis en divers métaux précieux ont été fabriquées jusqu'à l'actuelle, qui contient ses ossements, et est installée dans la cathédrale.

Peu après la mort du saint homme, les villageois venaient chercher des objets ou débris ayant touché le saint, son bois de lit, ses vêtements, la soie du sommier, allant même jusqu'à ramasser la poussière au pied de son lit. Quelques une de ces reliques sont exposées dans une vitrine.

De nombreux ex-voto témoignent des "miracles" dont la réalisation est attribuée au saint.

Vient ensuite le temps de visite de la basilique. Elle date en fait de la fin du XIXème siècle, et sa construction s'est poursuivie jusqu'à la première moitié du XXème siècle, notamment les peintures des voûtes et des murs du chœur. Je reste quelque temps à admirer, ce décor, ces couleurs, les sculptures. Je suis sous le charme.

Et je crois que, comme de nombeux pèlerins, je me suis laissé séduire par le personnage de Saint-Régis.

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