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France: Des Vosges aux Pyrénées

Une douce diagonale, qui part de la frontière allemande et rejoint la frontière andorrano-espagnole.

Un peu moins de 3 mois de marche, en prenant mon temps, le temps des petits détours et des pauses, le temps d'en prendre plein les yeux, ou plein les jambes.

Comme si un "simple" sentier de grande randonnée ne suffisait pas, aux presque 1500 km du GR 7, j'ai voulu rajouter une traversée des Vosges, un petit effet madeleine de Proust.

J’ai opté pour la Grande Traversée des Vosges, le sentier le plus alsacien des GR vosgiens, sur le GR 53 puis le GR 5, le long de la route des crêtes, jusqu’à Belfort.

Le GR 7 est la portion française de l’E 7, un sentier européen de grande randonnée qui s'étend du Portugal à la Hongrie, sur 4330 km (il doit se rallonger de Lisbonne à la Roumanie pour relier l'Océan Atlantique à la Mer Noire). Il suit la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l’Atlantique. Je l’attraperai au pied du Ballon d’Alsace.

Et comme je n’avais pas encore « assez » de kilomètres, j’ai ajouté 2 petits GR qui côtoient le GR 7 : le GR 430 ou chemin de Saint-Régis, et le GR 420 ou sentier du Haut-Vivarais.

Arrivée au pied des Pyrénées, je n’ai pas pu passer, j’ai donc rejoint directement Ax-les-Thermes, et suis quand même allée jusqu’à Andorre-la-Vieille, mais en bus.

 


Réalisation du trek : 81 jours de marche, 6 jours de pause

 

Ce trek a été marqué par une météo changeante, neige, soleil brûlant, pluie persistante.

La neige dans les Vosges et sur l’Aigoual était magique, mais elle m’a empêché de faire le dernier tronçon pyrénéen.

J’ai connu de belles journées de soleil qui m’ont permis de retrouver le plaisir du bivouac.

Quant à la pluie, elle a réduit mon QI à 2, me faisant compulsivement réserver des abris (parfois superflus), et me faisant cafouiller avec des réservations de taxi.

 

Les Vosges sont sillonnées par une multitude de sentiers de randonnée, dans l’ensemble bien indiqués et bien entretenus, malgré les arbres coupés persistants en travers des sentiers.

Le GR 7, lui, semble moins populaire. Il est même inconnu dans certains endroits. Certains villages sont joliment entretenus, développent une communication autour du thème de la ligne de partage des eaux, et indiquent bien le GR.

Dans d’autres parties, le sentier est à peine marqué, jusqu’à disparaître parfois sous les eaux, ou, même, inexistant, m’obligeant à me fier uniquement à ma trace GPX et à mon bon sens (et à mes capacités d'orientation). Il emprunte également assez souvent des routes départementales (dont l'asphalte a prématurément usé une de mes paires de chaussures), et se perd dans les différentes forêts, offrant peu de paysages « photogéniques ».

J’ai bien aimé le sentier de Saint-Régis, qui prend son origine au Puy-en-Velay, dont plusieurs villages entretiennent la mémoire, et le culte, de Saint Régis ; par contre, après Lalouvesc qui signait la fin du GR 430, je me suis ennuyée sur le GR 420 des Hauts Monts du Vivarais, d’autant plus qu’il reste très longtemps sur des sentiers forestiers sans aucune visibilité touristique.

 

Menu déroulant :

J01 à J19 : Grande Traversée des Vosges (GTV)

J20 à J46 : GR 7, partie 1

J47 à J60 : GR 430 + GR 420

J61 à J87 : GR 7, partie 2

 

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