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Du Pont du Diable sur la Mare au refuge forestier de Font Salesse (refuge non gardé) 20/05/2026

Jour 73


Encore une belle journée de marche, plus courte, mais avec une belle grimpe. Décidément, j'adore ce décor, qui me rappelle le sentier cathare, que je vais bientôt rejoindre. Je retrouve les Pyrénées en ligne de mire, et le belvédère des Barmelles m'indique même le Pech de Bugarach, que j'avais pu admirer, d'en bas, dans le vent puis sous les nuages (jours 8 et 9 du sentier cathare).

Après une petite visite à la chapelle Notre-Dame-de-Capimont, sanctuaire du XIIème siècle, je continue vers Lamalou-les-Bains, cité balnéaire spécialisée en rhumatologie et neurologie. je m'arrête pour savourer un petit déjeuner, et me recharger en eau, n'étant pas certaine d'en trouver plus loin.

Puis j'entame ma montée. Alors que je faisais une petite pause à Combes, une habitante se précipite vers moi avec un verre de jus d'hibiscus bien frais. Il est bien venu car le soleil s'est installé, et j'ai effectivement bien chaud.

J'arrive ensuite dans la forêt domaniale des écrivains-combattants. Ce lieu a été créé en 1919 en mémoire des écrivains ayant combattu pendant la première guerre mondiale. Il est organisé sur un sentier découverte, jalonné de sculptures (croix de guerre, monument), et de 71 stèles portant les noms des écrivains décédés. Le lieu s'en ensuite enrichi d'une plaque portant les noms de écrivains ayant combattu durant la seconde guerre mondiale.

J'arrive ensuite au site de la Fage où je devais potentiellement trouver de l'eau en accès libre... à condition que le gîte soit ouvert, ce qui n'était pas le cas.

Entendant l'eau couler vaillamment en contrebas, je m'engage vers les gorges de l'Arles, dans laquelle je peux, finalement me ravitailler en eau. J'en profite pour admirer le site

Je reprends ma progression, je devrais dire mon ascension, même si celle-ci est en pente douce. À mi-hauteur, je croise une famille (mère et deux adolescentes) qui se sont perdues., et sont parties dans la direction opposée à celle qu'elles devaient rejoindre! Quand je leur dis qu'il faut remonter, je vois les ado se décomposer. je regarde alors ma carte et leur trouve une alternative de contournement. Elles repartent, soulagées, mais avec quelques heures de marche en plus.

J'arrive ensuite dans un espace protégé et aménagé: la tourbière de la Lande, qui précède le belvédère des Barmelles, où je fais une petite vidéo:



Et je reprends ma petite montée, dans la forêt, où je découvre des arbres déracinés, et arrive au refuge de Font Salesse.

Deux jeunes hommes sont là, ils m'expliquent constater les dégâts de la tempête de mars qui a déraciné de nombreux arbres et emporté une partie de la toiture et de la cheminée du refuge. Le toit a bénéficié d'un colmatage partiel mais fonctionnel, en attendant une réparation plus solide. Ils repartent ensuite vers le village suivant, me laissant seule jouir du lieu.

Comme il encore tôt, et que le soleil tape bien, je peux mettre à sécher mes affaires légèrement humidifiées durant la nuit précédente. Puis, comme dans les refuges non gardés, je monte m'installer à l'étage.

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