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Du lac de Saint-Cyr à Brullioles (abri) 19/04/2026

Jour 42


La pluie s'est calmée au petit matin, mais je me lève dans le brouillard. Mes affaires sont moites, et, surtout, la marche au cœur des nuages me maintient dans l'humidité.

Les premières visites restent embrumées, jusqu'à 11h environ, quand les nuages commencent à se dissiper.

Ainsi, après un nouveau petit déjeuner à Violay, je monte, pour une petite visite touristique embrumée, au mont Boussuivre, point culminant, à 1004 m, des monts du Lyonnais.

Je rencontre tout d'abord la croix de Monsieur Jean, datée de 1820; son originalité tient à sa légende:

"La croix s'ouvrirait chaque nuit de Noël, au moment des douze coups de minuit, pour faire apparaître un fabuleux trésor, emprisonnant pour un an toute personne venue le récupérer et qui ne se serait pas retirée avant le douzième coup."

Je poursuis mon chemin vers le sommet, qui porte la tour Matagrin, datant de 1876. Elle servit de rendez-vous de chasse, puis de débit de boisson, et accueillit même des amateurs de danse. Après la libération, l'armée de l'air lui enleva son toit pointu pour y installer des antennes radars. Elle le retrouva lors de sa rénovation en 2012.

Par temps clair, son sommet offre une vue à 360° vers 14 départements et une partie de la chaine des Alpes.

La brume se lève doucement, laissant apparaître un paysage parsemé d'étangs et d'abris anti-grêle.

Je rencontre une course de scooters vintage à la Brioude, puis vais faire un petit tour au pied de la madone du mont Rampeau, dans le village de Villechenève.

J'arrive au charmant et pittoresque village de Montrottier, avec ses maisons en pierre, ayant gardé ses décorations de Pâques.

Sur la place du village persiste un ancien puit à eau, creusé dans le sol granitique: la pompe Dragor de la Basse-Cour, système de pompe à godets, qui permet de réintroduire de l'oxygène dans le puits, ce qui améliore la qualité de l'eau. En 1922, le village est la proie d'une fièvre typhoïde. Les autorités ont alors fait creuser des puits et ériger des fontaines publiques pour subvenir aux besoins en eau de la population.

Puis contournant le mont Potu, puis le mont Pothu, je descends vers le village de Brullioles, avec ses maisons et son église colorées en pierres jaunes, a conservé un aspect cartes postales des villages typiques des monts du Lyonnais. Le nom Brullioles vient du patois "Brogilolis" qui signifie petit bois.

Et je m'installe dans le lavoir, parfaitement restauré, et sec. (Celui de Moroges, où j'aurais pu aller si je n'avais pas réservé en maison d'hôtes, avait le même aspect).

Quelques touristes, venus pour le vide-grenier, viendront visiter le lavoir, même pas étonnés de me voir installée là.

Je profite des derniers rayons du soleil couchant, qui a bien voulu faire son apparition, pour sécher mes affaires de couchage.

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