
Du kiosque Charles Kommer à l’abri de l’Ungersberg est (abri) 17/03/2026
Jour 09
Bien qu’il ne soit pas sur le tracé du GR 5, je monte jusqu’au Mont Sainte-Odile, faire une petite visite touristique.
Je longe un mur païen, d’époque mérovingienne, avant de rejoindre le sommet en longeant le Chemin de Croix..
Malheureusement, des travaux de restauration (nous sommes hors saison touristique) empêchent l’accès aux petites chapelles et à la statue de Sainte-Odile dominant le sommet. Une messe est par contre donnée dans la cathédrale.
La boutique permet d’acheter son crédential pour le Saint-Jacques, en plus des objets spéciques liés au culte de Sainte-Odile.
Je retrouve quelques autres rochers sur le chemin, ainsi que le sanctuaire en mémoire du crash aérien du 20 janvier 2022.
Après un nouveau château, j’arrive à Barr, cernée de vignes de Pinot gris.
Le chemin, menant à proximité d’une habitation, est bordé par des têtes sculptées, dont je suppose qu’elles ont été réalisées par l’habitant de cette maison isolée.
J’arrive dans la charmante ville d’Andlau, traversée par la rivière Andlau, et je me surprends à photographier quasiment toutes les rues, tant je trouve plaisantes ces maisons typiques, colorées, à colombage.
Je quitte la vallée pour repartir vers une dernière grimpette, sur l’Ungersberg.
Au sommet, je monte sur la tour Hering, pour aller voir le point de vue. Je trouve un panneau célébrant la révolution du Bundschuh, débutée en ces lieux en 1493, et ayant envahi le sud-ouest du Saint-Empire germanique vers 1525, révolution des « gens ordinaires » contre la domination seigneuriale. Les insurgés portaient un drapeau où figurait une chaussure à lacets, représentant l’homme ordinaire, ou la paysannerie, s’opposant à la chaussure à éperons du seigneur ou la fine chaussure de l’ecclésiastique.
Je pars ensuite rejoindre mon abri de fortune, d’une hauteur d’environ 1m, au toit délabré, et à l’habitacle envahi par l’odeur de moisi. J’hésite à m’y installer. Les environs sont trop en pente pour se poser, et j’hésite à me poser sur le "perron", sans abri. Je finis par opter pour le « moisi » et l’abri, rudimentaire mais protégeant du vent.






















