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Du chalet-refuge Les Trois Fours à l’abri du Neurod (cabane) 21/03/2026

Jour 13


Une courte journée au soleil avant la dégradation du temps. Je me suis détournée du GR pour aller chercher une cabane en prévision des intempéries.

Avant le départ, je découvre une harde de chamois à proximité du refuge. Le Hohneck m’attend en arrière plan.

Après un petit passage enneigé, je continue en chemin de crête, vers le Hohneck, puis le Petit Hohneck.

Puis je rejoins le lac de Schiessrothried en vallée, au pied du Hohneck et Petit Hohneck, en suivant une pente atténuée par les lacets, puis le lac de Fischboedle, alimenté par le Wormsabach, avec une cascade droit devant sur la paroi, face à moi.

J’arrive ensuite dans la vallée de la Wormsa.

 

Le sentier suit le cours d’eau, le long de cascades et tours et détours, au milieu des roches moussues.

Je prends le temps de regarder le spectacle. Je rencontre un randonneur, originaire du Canada, il est ému, me disant que ce décor lui rappelle son pays. Quant à moi, cela m’évoques les ruisseaux tumultueux du Népal. Je m’imprègne de ce décor, avant de continuer.

Le chemin remonte, vers Mittlach où le décor de Pâques me fait sourire. Comme dans de nombreux villages que je vais traverser, Pâques est annoncé, sur les places publiques, dans les jardins et aux fenêtres des maisons. À la sortie du village, Mickey nous invite à respecter les jonquilles en prévision de la prochaine fête des jonquilles.

Puis je me dirige vers le col du Herrenberg.

Dans la montée, je rencontre mes premiers sapins coupés par les forestiers et laissés en travers du chemin.

Plus haut, la neige a tenu au sol, et, un peu plus loin, une plaque de neige me fait éprouver une légère appréhension. J’y découvre des traces de pas, profondes, qui disparaissent ensuite dans l’épaisseur de la neige rassemblée par le vent. Je dois donc marcher un peu à l’aveugle, en m’éloignant du bord, ne sachant pas où s’arrête la montagne, et où commence le vide sous la neige. J’avance prudemment, m’assurant de la solidité du sol sous chacun de mes pas.

J’arrive enfin à l’abri du Neurod. Peu après mon arrivée, 4 grands gaillards belges se posent à proximité. Comme le temps fraichit, je fais mon premier feu dans le poêle central, et j’apprécie sa douce chaleur. Les belges rentrent en fin d’après midi, quand le vent commence à se lever. Vient ensuite le brouillard, le grésil, le vent. En un mot, la tempête.

Peu de temps après, d’autres randonneurs, qui arrivent par le chemin alternatif du GR 5 (à plat depuis le Hohneck), découvrent que l’abri est complet, et certains n’avaient pas prévu de plan B !

Après le repas du soir, et l’irish coffee (!) siroté par mes cohabitants d’un soir, nous nous installons au sol, tel un jeu de tetris humain, laissant mourir le feu dans le poêle.

 

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