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De Saint-Etienne-lès-Remiremont à Xertigny (chambre d’hôte) 30/03/2026

Jour 22


Il a commencé à pleuvoir dès le petit matin, et je démarre donc sous la pluie, qui alterne bruine et averses, sur de la route départementale, et rejoins les sentiers forestiers environ 5 km plus loin. La brume floute les contours autour de moi.

En dehors des endroits défoncés et boueux, et des endroits que je dois contourner, je découvre l’autre particularité de ce GR 7 : la quasi absence de marquage. Je ferai régulièrement des erreurs de route.

 

Je passe sur le Pont Napoléon, viaduc ferroviaire construit en 1862. Sur le pont, la vue plonge sur la ligne Épinal-Belfort.

Le temps s’est dégagé, avec un beau soleil dans un ciel bleu nuageux.

En vue d’Uzemain, le signal du GR 7 est tellement discret que je rate à nouveau l’embranchement, par contre, je coupe volontairement à l’approche d’Uzemain-les-Forges, estimant avoir déjà bien marché.

Traversant le Cône, je rejoins ensuite un sentier de petite randonnée. Lui est très bien indiqué, mais il se perd dans une zone très humide, où l’effet de succion sur les chaussures et les bâtons ralentit ma progression. Je dois louvoyer, souvent en déséquilibre sur des petites mottes de végétation ou en bordure inclinée de grosses flaques bien profondes, ayant du mal à différencier petit ruisseau (le Coney) et sentier.

Je finis par arriver toute crottée à la maison d’hôtes. Bien que la journée n’ait pas été aussi pluvieuse que prévue, je suis contente de pouvoir me changer et faire sécher mes affaires, d’autant plus que la pluie a fini par tomber en début de soirée.

Je suis accueillie par le solide accent vosgien de mon hôtesse, accent qui me ravit et me replonge 50 ans en arrière (il m’avait un peu manqué dans les Vosges alsaciennes). Le décor est rustique, chaleureux, à l’image de mes hôtes.

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