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De Moroges aux Brosses Tillots (bivouac) 14/04/2026

Jour 37


Le soleil m'accueille au réveil, quel plaisir de marcher à nouveau sous ce ciel bleu, même si les lointains restent brumeux.

En aval du village, je trouve le lavoir de Moroges, où j'avais hésité à aller me poser. Il est rénové et accueillant. J'aurais pu m'y installer au sec, mais la halte à la maison d'hôtes m'aura aussi permis de laver mes affaires toutes crottées.

J'arrive dans la région du Charolais. Les troupeaux de bovins sont plus nombreux. Le paysage se pare de nombreuses haies.

Le printemps est arrivé depuis quelques jours, dois-je prévenir l'hirondelle sur son perchoir?

Peu de temps avant Cersot, on panneau signale la ligne de démarcation 1940-43. Je rencontre également des marquages du chemin de Saint-François d'Assise.

Le sentier s'engage ensuite dans une belle grande forêt, où on a donné un petit nom à quelques pierres particulières.

Le sentier remonte en pente douce vers Mont-Saint-Vincent et son église Saint-Vincent, église romane du XIème siècle, sans clocher depuis la Révolution.

Je passe ensuite devant la Croix Neuve, une croix de mission comme j'en rencontrerai tout le long du chemin; elles sont fréquentes dans les communes rurales, érigées après la Révolution, en souvenir d'une mission.

Je continue vers le belvédère, culminant à 630 m, offrant lui aussi un panorama à 360°, vers 14 départements, voire le Mont Blanc par temps clair.

La table d'orientation nous situe le Morvan, les mont du Beaujolais et du Mâconnais, le Massif Central, les Alpes.

Depuis les feux celtiques, dont la tradition se poursuit à la Saint-Jean, au télégraphe de la Chappe, cette tour servit de lieu de télécommunication.

Le lieu devint ensuite moulin à vent à la bien triste histoire: en 1709, année de disette, le meunier ayant volé la farine fut pendu aux ailes de son moulin.

De nos jours, il accueille des antennes de télécommunication et une station météorologique.

Je traverse la route au niveau de la Gare du Tacot.

"Le Tacot de Beaubery a desservi de,1930 à 1934, 12 stations de Montceau à Beaubery , dont Mont-Saint-Vincent.

Ce petit train un peu lent sera ensuite remplacé par des bus.

Au printemps 1937, la Gare servira d'hébergement à des familles d'exilés espagnols en provenance du Pays Basque.

Sensible à la misère du peuple espagnol victime du Régime fasciste de Franco, la population du village fut très solidaire envers ces familles jusqu'à leur départ fin 1937."

Je rejoins mon prochain point de bivouac, à proximité de l'Arconce. Elle a quitté son lit, et les petites mares qui on envahi le sentier sont remplies de grenouilles qui se précipitent dans l'eau à mon approche.

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