
De la route forestière des Grolles à Velars-sur-Ouche (chambre chez l’habitant) 08/04/2026
Jour 31
Encore une belle grosse journée de marche.
Par contre, j'avais programmé 7 jours d'affilée sans pouvoir recharger mon téléphone. Comme je n'ai pas trouvé de camping ouvert, et qu'il y a très peu de bars ou épiceries ouvertes sur le chemin, j'ai réservé une chambre chez l'habitant. J'en profiterai aussi pour me recharger et me décrasser.
Ce matin, je me suis réveillée, au sec. Quel plaisir!
Je prends le temps de faire chauffer mon petit-déjeuner dans la douce chaleur du petit matin.
Je me mets en route, et découvre un sentier bien humide, qui n'aurait pas pu m'accueillir si j'avais voulu pousser la journée un peu plus loin.
Sur le plateau, je passe par Saussy, et sa tour élévatrice d'eau. Construit entre 1876 et 1878, c'est le seul château d'eau de France dont la pompe élévatoire était mue par une éolienne.
Je rejoins un nouveau cours d'eau au joli nom de Suzon. Autour de moi, chevreuils et sangliers circulent.
Dans le Val Suzon, je m'abreuverai à la fontaine Baise ma Mie, qui réconcilie les cœurs, et je passerai ensuite auprès de la fontaine de Jouvence, qui rajeunit, dit-on, ceux qui s'y baignent, à moins que le visiteur ne s'attende à apercevoir la nymphe Juventa, aimée de Jupiter, émerger de l'eau fraiche et pure.
S'en suit une rude montée (pente à 25%) vers un petit belvédère. vidéo:
Un traileur qui s'entraine pour l'UTMB fait des aller-retours (montées descentes), me disant "ça pique, hein!".
Puis loin, sur le plateau, je découvre des parterres de muguet, en feuilles, mais pas encore en boutons.
J'arrive à Darois pour la pause déjeuner du midi. La fontaine du village est aussi à visée décorative. Il fait chaud, je suis quasiment à sec, je vais demander à des habitant de me remplir mes gourdes.
Après une descente un peu pentue, qui me fait rejoindre la vallée du Suzon, le sentier remonte en pente douce pour rejoindre une nouvelle combe. Longeant la falaise, je continue tranquillement vers un plateau, couvert de pissenlits. Dijon apparaît au loin à l'est de ma route.
Quelques collines bourguignonnes ondulent à l'horizon.
J'arrive en fin à mon logement du jour. Je veux aller faire quelques courses alimentaires mais le supermarché local vient de fermer. heureusement, je trouverai à me ravitailler à la boulangerie (plat cuisiné artisanal, boisson, pâtisserie).
Depuis ma fenêtre, je contemple, perché sur la colline d'Étang, le monument à Notre-Dame d'Étang dont la statue dorée resplendit au soleil couchant.
















