
De l’Aire de Côte à Puéchagut (gîte d'étape) 15/05/2026
Jour 68
À nouveau une belle petite journée sous les intempéries.
Je suis partie bien couverte avec une sous-couche chaude de vêtements, haut et bas, en prévision du froid attendu au sommet. Je me sens en sécurité pour affronter les frimas printaniers.
Je démarre par une franche montée à l'assaut du mont Aigoual, sur un sentier un peu raide comme j'en ai peu rencontré sur ce chemin, mais quel plaisir! Du sous-bois, des reliefs rocheux, un sol fait d'aiguilles de pin et de racines, comme sur les reliefs de moyenne montagne, et surtout, à partir de 1200 m, la neige!
Lorsque j'arrive près du sommet, le vent souffle à son maximum et m'envoie le grésil sur le visage. Le sommet est entièrement recouvert par les nuages, tout comme le paysage au nord.
Je contourne donc par le sud, où la visibilité est meilleure. Il y a même des coins de ciel bleu.
Décidément, la neige m'électrise et me met en joie, et je vais même m'amuser à marcher dans de la poudreuse fraiche. Je fais le plein d'images de neige, puis reprends ma route, tandis que le soleil commence à apparaître doucement, en alternance avec quelques rares averses.
Et je rejoins l'Espérou, d'où j'étais partie, dans la neige, durant mon trek de 2022. J'ai du mal à reconnaitre le village. Par contre, je découvre des panneaux signalant la ligne de partage des eaux que je n'avais pas vus à l'époque. Et je m'enfonce dans la forêt domaniale de l'Aigoual, sur un agréable petit sentier forestier.
Compte tenu de la météo et du relief, j'avais à nouveau réservé dans un refuge. Mais je ne profite pas de la demi pension et pioche parmi mon stock de repas lyophilisés, en agrémentant mon repas d'un dessert local et d'une limonade artisanale. Et je repose ma jambe qui continue à ma faire mal une fois passés les 20 kilomètres de marche.





















