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De l’abri du Neurod à l’abri de Judenhut (cabane) 22/03/206

Jour 14


La journée démarre dans les nuages. Un peu plus loin, le long du chemin, je vois 2 randonneurs qui étaient passés hier au refuge et qui avaient dû continuer leur route. Ils ont posé leur tente au milieu des chaumes balayées par le vent.

Arrivée à Markstein, je m’installe dans le restaurant d’altitude local et je déguste une flammenkuche (il n’était pas quetion que je quitte l’Alsace sans en avoir mangé une), accompagnée d’une tarte aux myrtilles, en attendant que la purée de pois s’estompe.

Je repars en début d’après-midi, sous un soleil radieux. Le Grand Ballon apparaît droit devant. Je suis sur le chemin des crêtes, dans le parc naturel régional des Ballons des Vosges, entourée de ses courbes douces et bleutées.

Le sentier monte en douceur vers le sommet du Grand Ballon, le point culminant des Vosges (1424 m). La brume d’humidité et de pollution estompe les contours du paysage.

Au sujet de cette pollution, un local, qui monte régulièrement pour contempler le paysage, se désole : « Vous pensez, même au Grand Ballon, maintenant, ils viennent en voiture ! ». En fait les parkings sont un peu plus bas.

Au sommet, au lieu de la traditionnelle croix ou statue de la Vierge, est érigé le monument des Diables Bleus. Il a été élevé en souvenir des troupes alpines qui, après avoir conquis les sommets des Vosges, ont réussi à s’y maintenir, durant toute la première guerre mondiale, au prix de lourds sacrifices humains.

Un peu plus loin se trouve la station radar, avec sa petite terrasse panoramique. Du fait de la brume lointaine, je ne verrai pas les Alpes.

Puis, après les photos d’usages, au milieu des touristes (nous sommes dimanche), j’entame la descente, sur un sentier resté enneigé, voire verglacé par endroits. Avec les 2 promeneuses en basket qui me précèdent, nous progressons tout doucement, en nous accrochant à la clôture, heureusement non barbelée, du champ que nous longeons.

Je retrouverai quelques plaques de neige un peu plus bas sur le chemin, mais elles auront un peu fondu, rendant la progression plus confortable.

 

Je termine ma journée dans l’abri du Judenhut, construit sur un ancien poste de commandement allemand de 14-18, comme en témoigne la pierre gravée à proximité. La température est douce, je n’ai pas besoin d’allumer un feu.

 

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