
De l’abri de Judenhut à Thann (hôtel) 23/03/2026
Jour 15
Encore une petite journée de marche.
Je passe devant une des nombreuses ferme-auberges situées à proximité de la route des crêtes, elles sont fermées car je suis hors saison.
J’arrive au mémorial de Silberloch - Hartmannswillerkopf. Il a été érigé en souvenir des combats de la première guerre mondiale. Il est composé d’un autel de la patrie, dominant la nécropole, et d’une crypte à laquelle on accède par une allée de 80 m évoquant une tranchée. Il se situe au pied de l’éperon rocheux du Hartmannswillerkopf, rebaptisé Vieil Armand par la presse, sommet stratégique âprement disputé par les troupes françaises et allemandes, notamment en 1915.
La sculpture « Paperbomb », créée par une artiste allemande (Nezilla), a été inaugurée le 3 août 2024, en signe de réconciliation franco-allemande, à l’occasion de l’anniversaire des 110 ans de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France.
Peu après le monument, j’attaque des petites montées, droit sur la pente, un peu raides, vers le Molkenrain, jusqu’au camp Turenne, autre souvenir de la première guerre, avant d’entamer la descente vers Thann. J’essuie quelques gouttelettes avant de retrouver le soleil, mais les nuages et la météo restent menaçants pour les jours à venir.
Le printemps fait son apparition sur le chemin, des coucous, notamment, et des primevères, fleurissent les sous-bois et les bords de chemin.
En approchant de Thann, il me semble sentir une agréable odeur de kirsch.
Le sentier passe au pied du château de l’Engelbourg, dont les remparts dominent Thann. Le château est également surnommé l’« Oeil de la sorcière » qui est en fait une partie de l’ancien donjon qui repose sur sa tranche.
En contrebas, la collégiale Saint-Thiébaut envoie sa flèche toucher le ciel, et à midi, fait résonner ses cloches qui emplissent tout l’espace sonore. Je me promène un peu dans Thann, et vais voir la Tour des Sorcières, tour de remparts datant du XVème siècle, ayant servi de prison aux femmes accusées de sorcellerie.
Je fais ensuite quelques emplettes. Sur le parking de la supérette, je rencontre Elisa qui en vient à m’expliquer que son fils fait le Saint-Jacques avec un chariot de randonnée. Je découvre l’objet, et chemin faisant, sur le GR 7, l'idée de poursuivre mes périples avec un chariot finit par s'imposer. Mais pour l’instant, il me reste encore quelques kilomètres de portage.
À l’hôtel, je récupère mon 2ème colis de ravitaillement.
















