
De Brullioles à Riverie (maison d’hôtes) 20/04/2026
Jour 43
Durant la nuit, mon matelas a rendu l'âme. Dans quelques jours, je réfléchirai plus calmement et comprendrai quelles mauvaises manipulations j'ai faites pour qu'il me lâche si rapidement. Je saurai prendre soin du prochain!
En attendant, en panique (car il est hors de question que je fasse les 1000 prochains kilomètres en regonflant le matelas toutes les 1h30, comme cette nuit), je commande, au milieu de la nuit (merci internet!), un nouveau matelas que je fais expédier en express à Saint-Chamond. Et comme je ne veux pas passer une nuit quasiment blanche la nuit qui arrive, je réserve une chambre d'hôtes à Riverie.
Le GR emprunte temporairement le circuit de la fraise, notamment la mara des bois.
Je rejoins Brussieu un peu plus bas, pour un petit ravitaillement, franchis la Brévenne à gué, et remonte, dans une forêt de feuillus, vers de nouveaux monts. J'aime bien ce relief vallonné, un peu plus en haut que dans le Beaujolais, ce qui me permet de marcher dans des forêts de conifères dès que je dépasse 800 m. Des genêts resplendissants et flamboyants illuminent la forêt le long du chemin.
Outre les forêts, je retrouve pissenlits et champs, cultures de framboises, fraises et cerises, mais de vignes, point.
J'arrive dans l'étonnant hameau médiéval de Rochefort, site fortifié.
"Au milieu du XIVe siècle, le pays Lyonnais fut dévasté par les troupes de Seguin de Bedafol, qui ne réussirent pas à prendre Rochefort. Cependant, dès cette époque, le hameau tombe peu à peu à l'abandon. Un plan de 1750 montre qu'à cette époque le château était à peu près dans le même état de délabrement qu'aujourd'hui, plus précisément en ruines.
A la toute fin du XVIIIe siècle, les ruines du donjon de Rochefort servirent de repère aux "chauffeurs du lyonnais", une bande de voleurs qui avaient pour coutume de brûler les pieds des gens pour leur faire avouer l'emplacement de leurs biens."
Je continue vers Saint-Martin-en-Haut puis vers le signal de Saint-André, dont le belvédère offre une vue vers le massif des Alpes.
Bien que les Alpes soient bien lointaines, tout comme le mont Blanc, je prends des photos, que je mets malgré tout sur le site. Voir ces sommets enneigés, même indistinctement, me met toujours en joie.
J'arrive ensuite à Saint-André-la-Côte, avec son église et sa boutique "du bonheur", au pied de l'église.
Et termine ma journée à Riverie, ancien fief d'une puissante baronnie, qui occupait une place forte au moyen-âge. Je visite le village, et contemple le panorama depuis les remparts du château. Vidéo:
Sur l'esplanade des remparts du château, je découvre un espace qui aurait fait un spot de bivouac idéal (avec un matelas en bon état) mais je pars m'installer dans ma luxueuse chambre d'hôtes.
La chambre d'hôtes, située dans l'ancien château, donne le sentiment d'être projeté quelques siècles en arrière, au temps des riches houppelandes et tentures brodées, et des chevaliers en armure. L'hôte de la maison est un cuisinier renommé, mais je me contente de mes plats lyophilisés "ce que je ne mange pas, je le porte".
Mais, passer une nuit dans ce cadre est juste exceptionnel et magique, et l'accueil de mes hôtes est particulièrement chaleureux.

















