
De Barre des Cévennes à l’Aire de Côte (gîte d’étape) 14/05/2026
Jour 67
Je suis partie pour une petite journée, avant l'heure prévue par le gîte pour servir le petit-déjeuner (j'ai donc pris un de mes petits-déjeuners lyophilisés).
Je traverse le petit village de Barre-des-Cévennes qui a gardé son cachet d'authenticité, aux portes sculptées, avec ses arrières cours, même si certaines maisons semblent abandonnées.
Je démarre sous le crachin, et seule. Pluie et soleil vont alterner toute la journée, tandis que les randonneurs seront nettement plus rares.
Malgré le temps maussade, je profite, encore et toujours de ces forêts, crêtes et vallées cévenoles, sur le territoire de la forêt domaniale de l'Aigoual.
J'arrive en début d'après-midi. L'accueil n'est pas ouvert mais la salle hors sac, chauffée, est accueillante. Je mets mes affaires à sécher à l'extérieur et me prépare une petite tisane pour le réconfort.
Et, surtout, je repose ma jambe, que j'ai blessée il y a 2 jours, et dont la douleur ralentit mon pas et me fait boîter bas sur les derniers kilomètres. J'aurais bien souffert s'il avait fallu, en plus, que je monte jusqu'au sommet de l'Aigoual.
Vers 17h, le déluge s'abat sur le gîte. Une famille sur le Stevenson, avec leur âne, arrivent, dégoulinants de pluie.
Je suis, encore une fois, bien contente d'être au chaud et à l'abri.
Je partage, avec quelques randonneurs (dont les "Stevenson" arrivés avec leur âne), un savoureux repas libanais préparé par notre hôte.
Plus tard, notre hôte nous apprend que la préfecture a fermé le refuge de l'Aigoual, ainsi que ses accès, et rapatrié les randonneurs qui devaient y passer la nuit. Je n'ai donc rien à regretter. Par ailleurs, la météo prévoit du -10°C demain au sommet!













