
Du refuge de l'Arpont au refuge du Fond d'Aussois (refuge) 29/08/2022
Jour 08
Je continue ma progression tranquille sous un beau soleil. Par contre, cette journée va me sembler bien longue, sur un sentier balcon sans relief, aux pentes lisses, tellement lisses que j'ai cru que c'était des pistes de ski, mais en fait non, juste un long chemin ennuyeux.
Je démarre au petit matin. La première partie du trajet est agréable sur un petit sentier balcon qui me fait traverser quelques ruisseaux encaissés.
Ensuite vient ce long sentier interminable au dessus de la vallée d'Aussois, jusqu'aux pistes de ski d'Aussois.
Je passe en contrebas de l’étonnante Pierre du Diable ou Peyra levrousa (pierre des lièvres), qui doit son nom à une légende locale : les habitants d’Aussois étant très pieux, le diable s’en désespérait et eut l’idée de vouloir faire rouler ce gros rocher sur l’église, à l’heure de l’office du dimanche, afin de détruire tout le village. Mal lui en prit car, au moment où il allait exécuter son forfait, quatre énormes lièvres surgirent, s’emparèrent de la pierre et la laissèrent retomber sur place en écrasant le diable.
C’est pourquoi il n’est pas recommandé de se glisser sous le rocher, même à plat ventre, au risque de faire une mauvaise rencontre.
Je passe à proximité des remontées mécaniques aux pied de la pointe de Bellecôte.
Le sentier passe en hauteur des plan d'amont et plan d'aval des retenues hydroélectriques.
Le refuge est droit devant, au pied du col d'Aussois et de la pointe de l'Observatoire où je monterai demain. C'est pour cela que j'ai voulu dormir en refuge pour être en forme.
Je suis environnée de nouveaux sommets : le Râteau d'Aussois et la pointe de l'Échelle, séparés par le col de la Masse.
La pointe Chevrière et la pointe de la Gorma me dominent à l'est. Au loin, vers le sud, l'horizon pointe vers Modane, et l'Italie.
Aujourd'hui, j'ai eu le sentiment de peiner un peu sur les chemins, bien que j'aie été dans les temps indiqués sur les panneaux. Et, tout en marchant, je me suis dit que j'allais supprimer le premier 3000 que j'avais prévu dans l'Oisans, pour économiser mes forces. Soulagée d'avoir pris cette décision, j'ai continué ma route d'un pas nettement plus léger, jusqu'au refuge.



















