
De Saint-Antoine au refuge du Pré la Chaumette (refuge) 08/09/2022
Jour 18
Trajet réécrit car le téléphone s'était mis en mode économie de batterie, donc avec un enregistrement incomplet. Réalisation en 9h45 de marche effective.
Après ces 2 grosses journées, et une longue descente après le col, et avant les cols suivants, j'avais réservé en refuge, pensant que j'aurais besoin de me restaurer, et surtout, pour pouvoir demander une recharge de mon téléphone. Mais, le refuge ne disposant que de vieux panneaux solaires, ils ne le font pas, habituellement. J'ai un peu "pleuré", et ils m'ont rechargé mon téléphone de quoi tenir, en fait, jusqu'à mon dernier jour. Par contre, la météo clémente aurait pu me permettre de dormir en bivouac.
Cachés derrière les premiers sommets, quelques sommets du massif du Pelvoux sont éclairés par le soleil levant. Au loin, perchée, la station de ski de Puy St Vincent.
Le chemin se poursuit dans un agréable sous-bois agrémenté de sculptures, réalisées sous la direction de, pour les fourmis, et par, pour les animaux, Jérôme LAHU, Dan FERMOR, Maxime DUCRET, artistes locaux.
Je passe près de la cascade de la Pissette. Les reliefs du Valgaudemar pointent au loin.
Je me suis d'abord écartée du GR 54 officiel (sur la route) pour suivre un chemin de petite randonnée le long de l'Onde, chemin parfois mal tracé, mais qui est plus ludique car plus accidenté, et plus varié, et je rejoins le GR 54 et le torrent de la Seille, quasiment à sec en fond de vallée, au niveau du Prat du Clôt.
Droit devant, le rendez-vous de la journée: le col de l'Aup Martin, col réputé un peu risqué car l'accès se fait sur une pente schisteuse, glissante et dangereuse par temps de pluie.
L'approche se fait par une tranquille promenade dans les champs, le long du torrent de la Seille qui cascade joliment.
J’arrive sous le col, je distingue des zig-zag qui me semblent très serrés, bordés de rondins qui ont un peu glissé et qui ne sécurisent donc plus complètement la montée. Heureusement, il a un peu plu cette nuit, et le temps est sec. Le sol est donc parfait: la bonne humidité pour permettre une bonne adhérence et pour planter les bâtons. Nous essuierons une petite averse de grésil durant les derniers mètres de montée.
Je continue en sentier balcon, en contrebas du pic de la Cavale, vers le Pas de la Cavale, encadrée par ces reliefs spectaculairement plissés qui se succèdent le long d’une ligne culminant à +3000 m.
S'en suit une longue descente vers le refuge du Pré la Chaumette.
Depuis la terrasse du refuge, je profite de la douceur de la soirée et regarde le soleil décliner à l’ouest.

















