
De Laguiole à Brion (bivouac) 25/03/2022
Jour 19
Durant la soirée, je revois le trajet des prochains jours. Je raccourcis une étape car je dois arriver à Saint-Chély-d'Apcher dans 5 jours (j'ai réservé), et, surtout, la météo se gâte à nouveau à partir du 29/03. Je dois donc avancer plus vite pour essayer d'arriver à Saint-Flour avant les grandes pluies et le retour du froid glacial.
Une nouvelle journée sous un soleil éclatant. Au loin, je devine les Monts du Cantal et le Sancy.
Un renard et moi sommes surpris de nous rencontrer, mais, plus rapide que moi, il détale avant que je ne puisse ajuster la mise au point de mon appareil photo.
L’arrivée à Saint-Urcize est annoncée par une Vierge protectrice du village, sur un promontoire.
L’église Saint-Pierre Saint-Michel, date de l’époque romane des XIème et XIIème siècle. C’est une église de pèlerinage sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, désignée objet de culte d'exception.
Derrière des vitres est exposé le calice de la dernière messe de Louis XVI, célébrée le 21 janvier 1793, avant que le roi ne monte à l'échafaud.
À la sortie de Sainte-Urcize, je me détourne un peu du chemin pour aller voir quelques cascades : la cascade de Jiou-Jiou, et, sur l’Hère, une cascade sans nom, et la cascade de Gouteille.
Je retrouve le Bès quelques mètres plus loin.
Le paysage devient plus empierré, tandis que routes et paysagent gardent leur lointaine ligne de fuite. Autant je peux être amoureuse des reliefs alpins, autant ces immensités plates et quasi désertiques m'envoûtent, comme une sensation d'être au bout du monde. Cette sensation est renforcée par le vent d'est qui souffle quasiment sans discontinuer.
Les anciens fours (souvent datés du XVIème siècle) sont recyclés, ici, une bibliothèque de libre échange.
Je vais me poser encore une fois directement sur le chemin, un peu après le village de Brion, à l'abri d'un muret et d'arbres. Comme je suis arrivée tôt, je peux profiter du soleil déclinant, et sécher ma tente et mon duvet. Je suis à l'abri du vent, c'est plus confortable pour faire chauffer mon eau. Par contre, comme tous les jours, dès que le soleil disparait (mur ou arbres), la température chute d'un coup. C'est pour cela, finalement, que je ne prends pas de soleils couchants, ni de soleils levants, parce que les températures sont trop fraiches et que je préfère me tenir bien au chaud sous ma tente, et dans mon duvet.

















