
De La Rouvière au Radal du Trébatut (gîte fermé) 22/03/2022
Jour 16
Première nuit froide. Mes petits matelas mousse laissent passer le froid du sol (il fait vers -5°C). La condensation détrempe mon sac de couchage. J'utilise ma micropolaire et ma doudoune en plumes comme couches isolantes dans mon sac de couchage, chaussettes et balaclava sont bienvenues.
Au matin, alors que je déjeune tranquillement, en laissant ma tente se réchauffer sous les premiers rayons du soleil, j'entends et vois des camions passer tout près; ce que je croyais être un sentier de randonnée peu ou pas fréquenté est en fait une route forestière.
Aujourd'hui, entre La Canourgue et Banassac, je pénètre dans le Parc Naturel Régional de l'Aubrac.
Dès la sortie de la tente, le ciel bleu et le soleil m'accueillent.
Après les dolmens de la Roubière, je fais un mini détour vers le site du puits romain de Gazy qui a été exploité jusqu'à la fin de la première guerre mondiale. Devant le puits se situe une mare étanche, emplie d'eau l'hiver, quasi asséchée l'été.
On aperçoit au loin quelques traces de neige sur le Signal de Malhebiau.
Je pénètre sur le Causse de Sauveterre. Après les champs jaunis des Causses précédents, je découvre un paysage de champs verdoyants.
J’atteins La Canourgue, traversée par l’Urugne, affluent du Lot. Le GR du tour du pays de l’Aubrac passe un peu plus au nord.
Après un chocolat chaud et une glace en terrasse, je reprends mon chemin.
Je traverse ensuite Banassac et rencontre le Lot à la sortie de la ville.
Et j’arrive, donc, dans le Pays de l’Aubrac, étonnamment vert, mais sans vaches à l'horizon, il fait encore trop froid pour les sortir dans les herbages. Je retrouve les rondeurs volcaniques.
En progressant vers les hauteurs, le paysage perd sa verdure, et, surtout, je m'inquiète de trouver un endroit pour poser ma tente, les champs sont tous en pente, exposés, et entourés de barbelés infranchissables. Les nuits à plus de 1000 m vont être froides. Je dois désormais réfléchir à l'altitude de mes futures étapes.
Heureusement, au gîte du Radal du Trébatut, le propriétaire me propose de loger dans une de leurs chambres, pas chauffée, mais avec sanitaires, cuisine, et surtout à l'abri; dommage, je ne goûterai pas leur fameux Aligot.
Je profite des derniers rayons du soleil pour mettre à sécher ma tente et mon duvet, et pour profiter de la vue.






















