De Sucy-Bonneuil à Boissy-Saint-Léger (94)
27 septembre 2026
Une promenade dans des forêts du Val-de-Marne
Une dernière sortie rando avant mon départ prochain. Je profite du beau soleil, avec 3 amies et Lilou. Et j’inaugure une sortie intégralement dans le Val-de-Marne.
En partant de Sucy, nous nous dirigeons vers le petit lac du Grand Val, puis nous découvrons le parc départemental du Morbras, un bel espace propice aux promenades, footings et sorties de chiens. Il longe le Morbras, petite rivière servant de séparation entre les villes de Sucy-en-Brie et Ormesson-sur-Marne. Il n’est pas complètement à sec, mais son niveau est vraiment très bas.
Nous poursuivons notre balade dans la coulée verte de Sucy, le long du ru de la Fontaine de Villiers, pour pénétrer ensuite dans la forêt domaniale de Notre-Dame, important massif de l’est parisien. Cette forêt contient de nombreuses mares (380 recensées à ce jour), dont la plupart sont à sec aujourd’hui. Cette belle forêt est constitué de chênes, sessiles et pédonculés, dont nous pourrons admirer quelques spécimens, ainsi que de bouleaux.
Nous faisons un petit tour sur le territoire de la commune de Noiseau pour aller voir les quelques mares nommées, dans l’espoir d’y voir un peu d’eau.
Nous continuons sur de petits sentiers traversant les sous-bois, délaissant les gros sentiers forestiers sur les GRP de la Brie Verte, et le GRP ceinture verte d’Île de France. La forêt nous apparaît changeante, aux sous-bois plus ou moins fournis, avec ou sans fougères, avec ou sans sable sur les sentiers, comme une impression de changer de forêt au fur et à mesure de notre progression. Par contre, nous ne pouvons que constater l’absence d’eau dans les divers canaux et ruisseaux qui la parcourent, ainsi que dans la plupart des mares aperçues. La végétation a également souffert de la chaleur, avec, à certains endroits, un nombre important d’arbres morts.
Néanmoins, cette forêt est une belle découverte, et enrichit mon panel de massifs forestiers à parcourir. Peut-être après une pleine saison de pluies, pour y retrouver sa spécificité que sont ses nombreuses mares.
Nous rejoignons ensuite la forêt régionale de Grosbois, qui, avec la forêt de Notre-Dame et la forêt domaniale de la Grange, constitue l’Arc Boisé, de l’est parisien.
Nous y trouvons le Chêne des Bruyères, le plus vieux chêne de la forêt de Grosbois, d’une circonférence de 6 m et d’une hauteur de 30 m, il est mort, après environ 400 ans d’existence, lors de la canicule de 2003. Il reste fièrement dressé et accueille champignons, insectes et oiseaux.
Nous partons voir ensuite le Chêne l’Élu. Avec ses 4,3 m de circonférence et ses 20 m de hauteur, il a été désigné, à la mort du Chêne des Bruyères, pour devenir, à son tour, le symbole de la forêt.
Puis nous passons à côté d’une zone de fauche spécifique de cette forêt : la Pelouse du Progrès, zone de végétation à fauche différenciée (court à certains endroits, pas du tout de fauche à d’autres), qui a vu sa faune et sa flore se multiplier abondamment ces dernières années. Cette zone bénéficie également d’une fauche tardive, à l’automne, et à cheval, afin de respecter l'équilibre local.
Après ces curiosités botaniques, l’entrée dans la ville de Boissy-Saint-Léger est agrémentée de quelques maisons à valeur historique, notamment la maison de Revillon. Elle était la résidence d’été de Léon Revillon, qui fit fortune dans la pelleterie et la confection de fourrures, notamment pour le milieu de la mode.
Juste à côté se trouve la maison Lecoufle, où a vécu l’un des plus grands spécialistes de la culture d’orchidée, en France, qui s’associa avec Henri Vacherot, son beau-père, fondateur d’une entreprise d’horticulture à Boissy-Saint-Léger, qui s’était passionné pour cette plante. Lecoufle et Vacherot, faisant partie des plus anciens orchidéistes au monde, ont fait prospérer une entreprise mondialement connue et réputée pour ses cultures et créations d’orchidées.
Puis nous rejoignons notre RER après une belle journée de marche.



















