De La Ferté-Milon à Crouy-sur-Ourq (02, 60, 77)
20 septembre 2026
De retour dans le pays de l’Omois et de l’Ourq
Lilou, en meilleure forme, 2 amies et moi, repartons de La Ferté-Milon, déjà vue en février 2026. Le GR 11 suit le bassin de l’Ourq et le canal de l’Ourq sur cette portion. J’ai craint la monotonie du paysage, j’ai donc préférer marcher sur le GR de pays, qui offrait des décors plus diversifiés, entre champs, forêts et marais.
À la Ferté-Milon, nous retrouvons l’église Saint-Nicolas, du XVème siècle, l’église Notre-Dame, construite entre le XIIème et le XVIème siècle, puis les ruines du château inachevé, datant du XIVème siècle, et les canons russes de 1909.
Nous partons ensuite à travers champs, pour rejoindre le petit bois de Borny. Nous sommes sur une route forestière asphaltée, c’est un peu désagréable, je m’attendais à du sentier moins « urbanisé ».
Nous quittons enfin la route lorsque nous entrons dans la forêt de Montigny. Cette forêt nous a donné l’impression d’être constituée de deux types de forêt. Celle du nord, avec nombre de jeunes pousses d’arbres enchevêtrés, et la partie plus au sud, moins riche en arbres, mais aux sous-bois densément fournis en broussailles. Lors de la traversée « nord », les rafales de vent déclenchaient de rudes averses de glands dont le bruit, impressionnant, nous évoquait une grosse pluie s’abattant sur la canopée.
Nous arrivons à la petite ville de Montigny-l’Allier. Nous passons devant l’église Saint-Martin, construite entre le XIIème et le XIVème siècle, typique de l’architecture médiévale de la Picardie historique.
Nous continuons vers Moissy et trouvons la Pierre Plaideuse, ruine d’un ancien couvent des Chevaliers de Malte, et située sur un terrain privé. Vient ensuite la commanderie hospitalière, anciennement de l’Ordre du Temple, datant du XIIème siècle. Elle est entourée d’un enclos en pierre de taille. La journée du patrimoine permettait de la visiter aujourd’hui, mais à partir de 15h30, soit 2 heures après notre passage. Nous resterons donc hors les murs.
Nous suivons le canal de dérivation du Clignon, qui nous emmène au sud du département de l’oise, près de Neufchelles, où il rejoint le canal de l’Ourq.
Lorsque nous sommes le long du canal, nous voyons déboucher deux cyclistes sur la rive opposée. Ils ont dû suivre une piste au coeur des marais, mais ils n’ont plus aucune issue, nous les voyons perplexes, désemparés, et, surtout, contraints de devoir faire route arrière.
Nous sommes à nouveau sur le GR11 et nous marchons un peu dans le bassin de l’Ourq.
Nous traversons le Grand Marais, franchissons l’Ourq sur le pont d’Arcole pour entrer en Seine et Marne. Un nouveau franchissement de ruisseau (le Grand Fossé) et un marais (marais de Néganda) plus loin, nous arrivons au bois de la garenne, aux portes de Crouy-sur-Ourq.
Près de la départementale menant à Crouy, nous découvrons un orme lisse, classé « arbre remarquable rescapé » : cet orme lisse a résisté à la graphiose, maladie qui a décimé presque tous ses congénères en france depuis 1970. rare survivant, il fait donc figure d’exception sur notre territoire. Âgé d’environ un siècle, il mesure 3,80 m de circonférence et 25 m de haut.
Une fête médiévale est organisée, à l’occasion des journées du patrimoine, au pied du Donjon du Houssoy, vestige d’un château du XIVème siècle. Nous nous posons un peu autour d’un verre puis repartons vers Paris.















