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Lho - Samagaon (3557 m) 24/03/2023

Jour 08


Aujourd'hui une courte journée de marche, suivie d'une visite du village. Je vais y séjourner 2 nuits, en étape d'acclimatation. 

Une fois dépassés les 3000 m, nos étapes se sont raccourcies. Nous finissons donc nos journées très tôt, ce qui laisse ensuite le temps de visiter les villages, de s'imprégner de l'ambiance, et de contempler le décor. Notre rythme de marche devient de plus en plus "Bistarai Bistarai" ( "bistaré bistaré" doucement doucement).

Le Manaslu, 8163 m, 8ème sommet mondial, domine majestueusement le gompa où nous sommes montés hier. Cette vue me laisse sans voix, en extase.

Nous passons devant 2 écoles. Les élèves ont cours en petit cercle, à l'extérieur, devant le bâtiment du milieu, sur la photo plus lointaine.

Nous sommes arrivés à Samagaon. Un long mur mani, et une porte kani nous accueillent, comme à l’entrée de quasiment tous les villages.

Nous rencontrons dzos (croisement yak et boeuf) et yaks.

 

Nous partons nous promener l'après-midi. 

Nous passons devant un monastère. Derrière le four destiné à brûler de l'encens, une statue de Guru Rinpoche "précieux maître" ou Padmasambhava. Ce "deuxième bouddha" est le fondateur du bouddhisme tibétain, au VIIIème siècle. 

Puis, Pasang nous fait passer par un raccourci au milieu des broussailles pour arriver à une petite colline surplombant le Birendra Tal (lac Birendra), et Samagaon.

Nous repassons devant le monastère, ou gompa, pour retourner au village.

Sur le mur mani sont déposés des crânes de yak ou dzopkyo, morts naturellement, souvent peints et/ou décorés, en guise d'offrande.

Puis nous partons vers le cœur tibétain du village. Avec ses maisons typiques de la région: l'étable en bas, et l'habitation à l'étage, accessible par une échelle extérieure.

La tisseuse ne voulait pas que je la prenne en photo, elle ne se trouvait "pas belle", mon plus beau sourire et la force de persuasion de mon guide ont fini par la rassurer, et elle m'a offert ce magnifique sourire.

Je suis ensuite invitée à déguster un thé tibétain: un thé noir (la chaleur pour lutter contre le froid) mixé avec du beurre de yak (pour l'énergie) et du sel (pour la réhydratation). Mon guide se régale. Bien que je trouve le goût surprenant et finalement plutôt agréable, je me contenterai d'un seul verre, mon estomac n'est pas encore adapté à ce breuvage!

Retour à la guest house, le long de ce long mur Mani, où tourner tous ces moulins à prière me donne le temps de méditer et de repenser à ma journée.

Entre temps, les nuages ont pris possession de l'horizon.

 

Ce fut une journée très riche sur le plan émotionnel: tout d'abord dans le Gompa, où nous sommes rentrés en pleine prière, conférant au lieu une intensité sacrée qui m'a saisie et émue. Puis, la visite de ce village resté traditionnel bien qu'il soit sur le chemin d'un trek, et enfin, l'accueil par ces femmes tibétaines. 

Tou djé tché (que l'on prononce à peu près comme tou toui tché): merci beaucoup.

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