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Du refuge Léon Baille au Saint-Pilon (abri) 02/10/2025

Jour 53


Une nouvelle belle journée, courte car je voulais m’arrêter au Saint Pilon, au coeur de parois et sentiers pierreux. Encore des ruines à l’horizon, que je suis incapable d’identifier après coup…

 

J’emprunte le sentier dit « chemin des Roys ». Il est jalonné par sept oratoires, érigés à la demande de Monseigneur Jean Ferrier, archevêque d’Arles, à la suite d’un pélerinage qu’il avait fait en 1516.

Ils représentent divers épisodes de la vie de Sainte Marie-Madeleine. Un des plus célèbre et des mieux conservé est l’oratoire de Miette, inscrit aux monuments historiques depuis 1938.

C’est le plus richement décoré (armoiries de Jean Ferrier sur le fronton, corniche et bouquets de fleurs ornant les pilastres). Les fers à cheval ont été gravés par des Compagnons de passage. La niche abrite un bas relief en pierre qui représente Marie Madeleine aux pieds de Jésus, chez sa sœur Marthe à Béthanie.

Le nom évoque le souvenir de la petite Miette (diminutif de Mireille en provençal). En 1851, après le meurtre par un brigand de sa mère et son oncle, elle s’est enfuie et a échappé miraculeusement au massacre en se cachant derrière l’oratoire.


Après cette promenade historico-religieuse, le long des oratoires, j’arrive à Nazareth, où l’hostellerie de la Sainte-Baume accueille pèlerins et retraites religieuses. Un magasin à proximité accueille les touristes. Je fais une halte à l’auberge. Puis je pars vers la grotte Sainte-Marie-Madeleine.

Au départ de la montée, en escaliers, nous trouvons un pilier gravé, réalisé par l’un des pères fondateurs des Compagnons du Tour de France, dédié à Marie-Madeleine : « dans cette grotte où Madeleine longtemps œuvra pour le pardon, où rois et grands, même des reines, vinrent prier, comme des Compagnons ».

Je découvre alors cet endroit magique, lieu de ferveur religieuse : le sanctuaire de Sainte-Baume, dit aussi grotte de Sainte-Marie-Madeleine, où, selon la tradition, vécut, il y a 2000 ans, le premier témoin de la résurrection du Christ (Sainte-Marie-Madeleine), et où les hommes viennent admirer la création et chercher la paix de Dieu.

Les dominicains, gardiens du sanctuaire depuis 1295, assurent des services religieux, et entretiennent une salle « hors sac » pour que les visiteurs puisse se restaurer en journée.

La montée vers la grotte se fait sur le « chemin de la consolation », qui aboutit à la Grotte de la Consolation, où les parents dont les enfants ne sont pas nés peuvent apposer une plaque à la mémoire de ces enfants qui n’ont pas vu le jour.

La grotte abriterait une relique osseuse (tibia), de Sainte-Marie Madeleine.

La grotte abrite également une source d’eau potable.

Elle est par ailleurs ornée de diverses sculptures, représentant Marie-Madeleine ou la Vierge Marie; des pèlerins prient au pied de divers autels.

Après un long séjour dans ce lieu mythique et mystique, je reprends mon chemin vers la petite chapelle du Saint-Pilon. Elle est fermée, mais je trouverai à m’abriter sous son porche d’entrée.

Je profite de la vue panoramique, au nord, vers le parc naturel régional de la Sainte-Baume, et la montagne Sainte Victoire à l’horizon :



au sud, vers le parc naturel de la Sainte-Baume, jusqu’à la rade de la Ciotat :



A l'est pointe le pic de Bertagne, point culminant (1042 m) de la Sainte-Baume

Un couple de touristes monte avec un drone pour enregistrer le soleil couchant sur la méditerranée, la rade de Toulon et les Calanques à l’ouest de La Ciotat.

Je peux ensuite m'installer à l'abri du vent, dans l'entrée du Saint-Pilon.

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