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Du chalet du Gralet à Bellegarde-sur-Valserine (hôtel) 04/09/2025

Jour 25


Il a plu durant la nuit et il pleut encore le matin. Je ne prends pas le temps de me recharger en eau (ce qui supposait de pomper l’eau du puits sous la pluie), je sais que la journée est relativement courte et que je dors à l’hôtel ce soir.

De crêt en crêt, je continue sur les hauteurs, avec la chaine alpine en perspective, puis, bientôt, la vallée du Rhône. Je suis sur de la prairie à vaches, ça repose de la rocaille, des routes macadamisées, ou des sous-bois tourmentés par l’enchevêtrement de racines et de pierres.

Le sentier entame sa descente après le crêt de la Goutte. Les nuages noirs se sont installés au loin, et le vent pousse les nuages vers la montagne sur laquelle je progresse. J’accélère un peu le pas, de crainte d’être rattrapée par ces nuages gorgés d’eau. Arrivée à proximité de bellegarde, bien que la pluie menace, et que le GR soit détourné, je continue sur le tracé originel, vers le pont des Oules et les pertes de la Valserine.

C’est alors que les trombes d’eau s’abattent assez soudainement.

Mais je suis contente de voir ce tableau très particulier, des pertes de la Valserine au cœur de ce relief karstique sinueux et profond. Plus loin, vers l’ancienne usine hydraulique, je pensais trouver un abri. Il s’agit juste d’un toit de bois, soutenu par 4 poteaux, ne protégeant absolument pas de la pluie. Plus loin, le sentier est fermé, du fait de sa proximité avec l’eau et de son instabilité. Je rejoins donc le sentier nouvellement tracé.

Comme j’avais eu des doutes concernant la météo, quelques jours auparavant, j’avais réservé un hôtel. Bien m’en avait pris. Après quelques courses alimentaires et une collation-boisson chaude dans une boulangerie avoisinante, j’étais bien contente de pouvoir me changer et laisser sécher mes affaires au sec et au chaud.

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