
De la Belle Verte à la cabane des Girards (cabane) 18/09/2025
Jour 39
Cette nuit, nous avons entendu le brame des cerfs, et, sur le chemin du matin, j'ai enfin vu un cerf! trop rapide pour que je puisse le photographier.
Cela me met en joie pour aborder une belle grosse journée de marche.
Je chemine tout d’abord dans la vallée de la Gervanne, puis dans la forêt domaniale du Grand Barry. Observant les chasseurs (de sangliers) à proximité, je rate le sentier, que je retrouve heureusement 2 km plus loin. Je suis soulagée de ne pas avoir à faire demi-tour.
Puis je continue tranquillement, vers le Signal, appartenant au massif des Trois Becs, qui pointe droit devant. Il me semble tellement haut, et tellement loin.
Je suis entourée des verts vallons du Vercors, laissant les falaises derrière moi.
Je fais une petit halte rafraîchissante à Saillans, et je me recharge en eau avant d’affronter la belle montée à venir.
Après la traversée de la Drôme, le chemin s’élève en douceur jusqu’au col des Réchas.
Puis le sentier s’infléchit franchement, du 18 % à 35 %, de façon quasi permanente, jusqu’au rocher de la Laveuse. Comme c’est un sentier qui longe en partie la crête, il m’offre à nouveau de chouettes panoramas vers le Vercors:
Et vers Saillans à travers l’arche du rocher de la Laveuse.
Chemin faisant, sur les sommets herbeux et plats, je trouve de beaux points de bivouac, mais exposés au vent, et, surtout, comte tenu de la sécheresse, les feux sont interdits. Et puis, j’essaie d’avancer en prévision (encore une fois) des prochaine intempéries à venir.
Je quitte donc le GR un peu plus bas pour rejoindre la cabane des Girards.
En début de soirée, Sari, dont le prénom signifie « promeneur nocturne » me rejoint dans la cabane. Il est parti pour 5 jours et porte, pour sa première expérience de trek, un sac de 21 kg, alourdi par les "au cas où".
Nous évoquons notre expérience du silence dans les forêts traversées jusqu'ici.


















