
De Bellegarde-sur-Valserine à la grange de Falavier (cabane) 05/09/2025
Jour 26
Une belle grosse journée qui commence en pente douce. Un gros nuage noir m’attendait sur le crêt du Nû pour lâcher ses réserves d’eau à mon arrivée. Dès que je suis sortie de sa zone, la pluie s’est arrêtée pour laisser la place à un timide soleil caché dernière les nuages. Chaussettes et chaussures ont donc le temps de sécher pendant la marche.
Comme il n’y a pas de ravitaillement d’eau sur le chemin, je pars avec 3,5 l d’eau, plus une cannette de 33 cl d’Orangina®.
Là encore, le sentier progresse en douceur, au milieu des prairies, en restant sur les hauteurs doucement vallonnées.
Dans les pâturages, on rencontre souvent des citernes ou des goyas qui sont des mares artificielles, typiquement jurassiennes, creusées et étanchéifiées par l’homme, et souvent situées dans des anciennes dolines. Ces réservoirs sont absolument nécessaires pour les troupeaux, notamment sur ce sol karstique dans lequel l’eau s’engouffre et rend l’eau rare et précieuse. Une vache peut boire jusque 100 l d’eau par jour ! Les goyas constituent également le milieu de vie de toute une faune aquatique : grenouilles, crapauds, tritons, couleuvres, libellules, abeilles… Par contre, malgré mon filtre à eau, je n’ai jamais pu me résoudre à prendre l’eau stagnante des citernes ou goyas, d’où certaines journées avec les 3,5 l ou plus, de liquide.
Malgré la présence de nombreux spots de bivouac potentiels, dans une belle herbe verte sur un sol meuble, j’ai préféré pousser ma journée pour atteindre un nouvel abri, et arriver plus tôt demain à Culoz.
Je venais de m’installer dans la cabane quand je vois arriver un jeune randonneur, avec un sac imposant. Il se dirige vers Chambéry. En début de soirée, comme la température fraichit, il renonce à planter sa tente dans la cour… et la monte dans la cabane : « c’est dommage de l’avoir emmenée et de ne pas l’utiliser » me dit-il (c’est une tente auto-portante, donc sans nécessité de planter des piquets).






