De Rosny-sur-Seine à Mantes Station (78)
18 novembre 2025
Un avant-goût d’hiver dans la forêt régionale de Rosny
Je démarre au petit matin dans la brume et le froid. Il a gelé cette nuit. Voitures et champs sont couverts de givre. Après un petit passage à découvert, entourée de paysages givrés, j’arrive sur un premier petit sentier en pente, couvert de feuilles, bien glissant. Je sors les bâtons.
Et je continue vers le kiosque de Rosny, vestige de l’Exposition Universelle de 1900. Malheureusement, le paysage en contrebas, méandre de la Seine, est dans les nuages. Je tournicote un peu, prends diverses photos, dont le soleil levant perçant à travers les arbres, puis je décide de me remettre en route. Il faudra que je revienne aux beaux jours pour avoir une vue dégagée.
Après la traversée de l’autoroute, le sentier s’engage au cœur de la forêt.
Je continue tranquillement, sur le chemin de petite randonnée, et arrive au niveau de pelouses calcaires. Ce sont des espaces herbacés, exposés au sud, offrant un espace habitable chaud, sec et pauvre en éléments nutritifs ; on y trouve des espèces animales (insectes, oiseaux) et végétales que l’on ne retrouve habituellement que dans le bassin méditerranéen. Suite au déclin de l’élevage, ces surfaces ont tendance à disparaître, au profit de forêts de chênes, entraînant la disparition des espèces vivantes spécifiques de ce terrain. Ici, sur ce site Natura 2000 « boucles de Moisson,, de Guernes et de Rosny » la région entretient, par des fauches annuelles, la préservation de ces espaces et des espèces menacées.
Puis je rejoins le GR 26 et passe à proximité de la seule mare de ce parcours : la mare du Désert, ou du moins ce qu’il en reste. Le sentier me conduit à l’église Saint-Martin de Perdreauville, dont les premières traces remontent au XIIIème siècle, mais qui aurait été construite sur un ancien site celte, comme le suggère la source trouvée derrière l’église.
Je continue ma visite touristique vers le « chêne Mademoiselle ». cet arbre remarquable date du XVIème siècle, lorsque Sully, ministre du roi Louis XIII était propriétaire de ce domaine. Il est haut de 15m, a un diamètre de 4, 2 m et un diamètre de houpier de 35 m. Chêne pubescent, poussant uniquement sur sol calcaire, il est le meilleur des chênes truffiers.
Plus loin, on arrive aux vestiges du château des Beurons, construit vers 1615 par le conseiller et médecin du roi Louis XIII, Simon Letellier. La maison du garde est elle complètement recouverte de végétation. Le parc du château a été aménagé en sentier botanique.
Je bifurque ensuite sur le GR 11 qui m’amène tout droit à la gare de Mantes Station.


















